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La Cité de l’énergie, plus qu’un patrimoine hydroélectrique et industriel exceptionnel !

La Cité de l’énergie est un parc thématique à vocation scientifique et patrimoniale reposant sur des centrales hydroélectriques et des bâtiments industriels construits au pied des chutes Shawinigan au tout début du 20e siècle. Le nom Cité de l’énergie souligne l’importance de l’hydroélectricité dans le développement de ce complexe industriel et du Québec tout entier. La première aluminerie québécoise, construite à cet endroit, a été transformée en un vaste centre d’interprétation, alors que la centrale hydroélectrique Shawinigan-2, mise en service en 1911, est la plus vieille encore en activité au Québec. Des expositions interactives portant sur les énergies naturelles et les enjeux énergétiques du futur, l’innovation scientifique et la vie quotidienne des habitants de Shawinigan complètent la visite de ces biens patrimoniaux exceptionnels. Une tour haute de 115 mètres permet aux visiteurs de comprendre l’aménagement du site et de contempler la rivière Saint-Maurice et la ville de Shawinigan. Un spectacle multimédia familial haut en couleur mettant en vedette Amos Daragon, populaire héros de romans jeunesse québécois, est aussi présenté en soirée.

 

Pour en savoir plus…

Le patrimoine de la Cité de l’énergie

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Les chutes de Shawinigan, rivière Saint-Maurice en 1842

L’idée d’aménager un musée sur l’hydroélectricité dans la centrale de la Northern Aluminum Company, première aluminerie québécoise entrée en production en 1901, remonte à 1947. Ce projet ne refait surface que dans les années 1970, quand le déclin industriel de la région de Shawinigan pousse les décideurs à diversifier l’économie en misant sur ce précieux patrimoine industriel. Un nouveau projet plus ambitieux se développe grâce aux efforts de la Corporation du Centre d’interprétation de l’industrie de Shawinigan jusqu’à ce que la Cité de l’énergie ouvre ses portes en 1997.

Hydro-Québec accueille des visiteurs dans plusieurs de ses installations hydroélectriques, notamment à Beauharnois, Manic-5 et La Grande-1 qui sont les plus connues. Elle collabore aussi au projet de Cité de l’énergie en ouvrant au public sa centrale Shawinigan-2 qui fonctionne toujours avec ses groupes turbines-alternateurs d’origine installés en 1911. L’ancienne salle de commande et d’autres équipements désuets ont aussi été laissés sur place dans un souci d’interprétation. En 1987, l’organisme Ingénieurs Canada a désigné cette centrale, construite à l’origine par la compagnie Shawinigan Water and Power, comme l’une des 25 plus grandes réalisations du génie canadien au 20e siècle.

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Shawinigan en 1929

En plus de l’ancienne centrale hydroélectrique de la Northern Aluminum Company construite en 1901, convertie en centre d’interprétation et d’animation scientifique, l’ancienne aluminerie regroupe un ensemble de douze édifices construits en briques entre 1900 et 1927. Ces bâtiments reflètent l’architecture industrielle typique du début du 20e siècle et sont d’une grande valeur patrimoniale, car ils incarnent les débuts de l’industrie électrométallurgique qui est si importante au Québec, en raison de ses ressources électriques abondantes et à prix modique. L’ancienne aluminerie de Shawinigan est également un immeuble patrimonial classé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Le tour guidé de la ville de Shawinigan offert à partir de la Cité de l’énergie permet de comprendre comment cette ville planifiée a vu le jour presque instantanément – 1500 personnes en ont construit le cœur en deux ans – à partir du schéma d’urbanisme conçu par la firme montréalaise Pringle & Sons. La ville actuelle respecte d’ailleurs l’essentiel de ce plan qui prévoyait accommoder une population de 20 000 personnes.

Les compléments scientifiques et ludiques

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Vue de l’intérieur de Édifice 1, deuxième étage, Canadian Electro Products Co. Ltd., à Shawinigan, 1917

La Cité de l’énergie est conçue pour intéresser un large public principalement familial qui passera plusieurs heures sur le site. La première zone à laquelle accèdent les visiteurs est dite scientifique. Un spectacle multimédia multisensoriel et des expositions interactives ont pour objectif de sensibiliser les gens à l’importance des connaissances et des innovations scientifiques. Une balade en ascenseur jusqu’au sommet de la tour d’observation de 115 mètres propose une expérience à la fois ludique et pédagogique qui informe les visiteurs sur la disposition fonctionnelle des installations et des bâtiments industriels, tout en offrant un panorama saisissant de la rivière Saint-Maurice, de la ville de Shawinigan et de la région environnante.

Le passage dans la zone dite historique se fait en traversant la rivière Saint-Maurice en ponton. Les visiteurs y découvrent les bâtiments patrimoniaux et des expositions interactives dans lesquelles des animateurs effectuent des démonstrations scientifiques amusantes. Depuis quelques années, la présentation du spectacle multimédia à grand déploiement créé par l’auteur Bryan Perro, mettant en vedette son personnage Amos Daragon, dans un amphithéâtre tournant, couvert et chauffé, ajoute une dimension nettement ludique à la visite de la Cité de l’énergie. Une récente exposition met aussi en valeur le travail du « p’tit gars de Shawinigan », Jean Chrétien, en politique étrangère canadienne pendant ses trois mandats successifs comme premier ministre du Canada, par le biais des nombreux objets qu’il a reçus en cadeaux officiels.

L’origine du mot Shawinigan

Selon la Commission de toponymie du Québec, l’origine du mot Shawinigan est amérindienne. Sous la plume d’auteurs francophones du 19e siècle, il est orthographié de plusieurs manières : Chaouinigane, Oshaouinigane, Achawénégan, Chawinigame, Chaouénigane… et sa traduction varie également de portage du sud, portage aux hêtres, portage anguleux et sommet de la côte ou crête, qui serait le sens le plus plausible. Il ferait allusion à la crête de rochers que les peuples algonquiens nomades devaient franchir dans leurs déplacements lorsqu’ils effectuaient le portage de contournement des chutes. L’orthographe Shawinigan apparaît vers 1800 et s’impose en raison de l’importance de la compagnie Shawinigan Water and Power qui se porte acquéreuse des chutes et de ses environs en 1898 pour y construire un barrage, une centrale électrique et la ville planifiée Shawinigan Falls.

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