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Fort Langley : fourrures, francophones et naissance de la Colombie-Britannique

Le lieu historique national de Fort Langley, situé à une quarantaine de kilomètres à l’est de Vancouver, en bordure du fleuve Fraser, souligne l’importance de la traite des fourrures, de la pêche au saumon et de l’agriculture dans la colonisation de la Colombie-Britannique. C’est dans la grande maison du fort où habitaient les dirigeants que le premier gouverneur James Douglas a proclamé la création de la colonie de la Colombie-Britannique en novembre 1858. Plusieurs Canadiens français, des employés de confiance de la Compagnie de la Baie d’Hudson, ont participé à la construction du fort et à ses activités entre 1827 et 1886. Le programme d’interprétation de Fort Langley met l’accent sur la diversification du commerce, le travail des artisans – forgeron, tonnelier et armurier – et la vie à la ferme. En janvier, une semaine d’activités spéciales se déroule en français pour rendre hommage aux Canadiens français et Métis francophones qui ont travaillé à cet endroit au 19e siècle.

 

Pour en savoir plus…

La Compagnie de la Baie d’Hudson diversifie ses activités à Fort Langley

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Le fort Langley sur le fleuve Fraser, 1858

Les activités et les informations proposées par Parcs Canada aux visiteurs de Fort Langley reflètent l’évolution de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) dans les années 1840-1850. D’une compagnie entièrement axée sur le commerce des fourrures à l’origine, elle devient une entreprise qui vend des produits agricoles : des pommes de terre, du blé et des pois, de la viande et du saumon salés ainsi que des marchandises de plus en plus variées. Ses clients ne se procurent plus nécessairement ces articles en lui fournissant des fourrures.

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Tonneaux dans l’atelier

Dans ce contexte, la fabrication de tonneaux pour transporter des denrées alimentaires prend de l’importance, ce qu’explique la présence de l’artisan tonnelier, qui est sur place pour démontrer son savoir-faire. Le développement de l’agriculture, puis la ruée vers l’or qui fait exploser la population à partir de 1858 dans la colonie de la Colombie-Britannique transforment également le travail des forgerons, qui fabriquent désormais des outils pour les agriculteurs et les prospecteurs. En faisant rouler des barils pour constater comment ce mode de transport des marchandises était pratique, ou encore en observant le forgeron façonner le fer dans la forge du fort, les visiteurs prennent conscience de ces changements. Ils peuvent s’initier au maniement et à l’entretien des armes à feu, et même s’exercer au tir avec des reproductions à air comprimé d’armes d’époque. Des animaux de ferme et un jardin patrimonial soulignent l’importance qu’a prise l’agriculture dans la seconde moitié du 19e siècle.

Les Canadiens français et le second fort Langley

Le fort actuel, désigné site historique en 1923 et progressivement restauré ou reconstruit à partir de 1955, est le second fort Langley. Durant l’été 1839, le directeur James Murray Yale organise le déménagement du fort vers une zone de prairies située à quelques kilomètres en amont du premier fort, dans un endroit propice au développement de l’agriculture et de l’élevage, et tout aussi commode pour la pêche au saumon, la traite des fourrures et le transport des marchandises via le fleuve Fraser. Ce second fort restera en activité jusqu’en 1886.

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La tonnellerie du fort Langley

À ce nouvel emplacement, le Canadien français Étienne Pépin est nommé surveillant de la ferme. Il aurait été le premier à labourer la prairie Langley. Basil Brasseau, Narcisse Falardeau et cinq autres Canadiens français font partie de la main-d’œuvre agricole que dénombre le missionnaire Modeste Demers, lors de son passage en 1840, parmi une vingtaine d’employés qui viennent surtout des îles Sandwich (ce sont des Kanakas des îles appelées aujourd’hui Hawaï), où la CBH fait du commerce. La plupart d’entre eux sont mariés à des femmes autochtones. Plusieurs Canadiens français travaillent aussi au fort proprement dit, comme cuisiniers, tonneliers, forgerons ou autres. Le directeur Yale choisit l’un d’entre eux, Ovide Allard, pour aller construire un nouveau fort aux pieds des montagnes Rocheuses en 1848, qui deviendra la ville de Yale.

Les voyageurs francophones sont en majorité au premier fort Langley

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L’entrepôt à fourrures du fort Langley

Les voyageurs canadiens-français et métis francophones sont des experts des longs déplacements en canots et des rapports avec les peuples autochtones dans le commerce des fourrures. Ils sont en forte majorité dans la première grande compagnie à pratiquer ce commerce sur le territoire actuel de la Colombie-Britannique, la Compagnie du Nord-Ouest. Ils sont également en majorité pendant plusieurs années dans la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui absorbe la première en 1821.

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L’intérieur de l’entrepôt

En 1827, sous la direction de James MacMillan, une vingtaine d’hommes construisent le premier fort Langley dans le but de pratiquer la traite des fourrures avec les Autochtones de la région. Les documents de la CBH mentionnent alors l’habileté de ces Canadiens français à se servir de grosses haches. Puis, pendant la première année, les seuls employés nommés par les dirigeants, parmi un personnel kanakas, américain, anglais, écossais et iroquois, sont des Canadiens français : Pierre Charles, Francis-Noël Annance, Jean-Baptiste Proveau, Louis Proveau, Michael Laframbois et un certain Sauvé, témoignant ainsi de leur importance aux yeux des dirigeants.

L’activité Feu de camp du voyageur, qui est offerte en permanence au Fort Langley, et les activités spéciales de la semaine française, qui se déroule au mois de janvier, ont principalement pour but de rendre hommage à ces pionniers francophones.

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