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Le tour de l’île d’Orléans, un parcours inoubliable

L’île d’Orléans est l’un des premiers territoires habités et développés par les immigrants français qui ont fondé la Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a été si fertile et si féconde qu’on l’a qualifiée de berceau de l’Amérique française. Le renouvellement de sa longue tradition agricole en fait l’une des destinations agrotouristiques les plus recherchées au Québec actuellement. On peut s’y procurer fruits et légumes frais, vin, cidre et bière, fromages, viandes variées et produits d’érable directement chez le producteur. Plusieurs restaurateurs mettent aussi en valeur les produits locaux dans un magnifique environnement naturel. L’île d’Orléans est aussi reconnue pour la richesse de son patrimoine historique. Plusieurs sites d’interprétation ouverts au public remontent à l’époque de la Nouvelle-France : églises, manoir seigneurial et maison de l’habitant, au milieu d’une concentration exceptionnelle de bâtiments ancestraux en tous genres. Tout autour de l’île, plusieurs artistes et artisans tiennent boutique. Quels que soient vos intérêts, l’un ou l’autre des multiples attraits de l’île d’Orléans comblera vos appétits.

 

Pour en savoir plus…

Une campagne magnifique tout près de Québec

À douze kilomètres du centre-ville de Québec, vous franchissez le pont qui enjambe la rive nord du fleuve Saint-Laurent et la route de ceinture qui relie les six paroisses de l’île d’Orléans s’ouvre à vous. Le paysage culturel retient immédiatement votre attention : les terres agricoles prospères et les maisons bien entretenues, plantées dans un environnement naturel d’une rare beauté. En vous dirigeant vers la paroisse de Sainte-Pétronille, la chute Montmorency apparaît sur votre droite, puis vous apercevez la ville de Québec se détachant sur l’horizon. Le fleuve fait un crochet marqué à la pointe ouest de l’île, où d’opulentes villas ont été construites au 19e siècle. Vous traversez une forêt centenaire pour vous rendre à Saint-Laurent.

Les paroisses voisines de Saint-Laurent et de Saint-Jean offrent un accès direct au fleuve. Des marins, des pilotes et des constructeurs de navires s’y sont établis en grand nombre. Une marina et deux quais gardent cet héritage vivant. Plus vous progressez vers l’est, plus le fleuve s’élargit. L’œil attentif découvre plusieurs maisons ancestrales. À Saint-Jean, l’unité architecturale remarquable des dizaines de maisons de pilote construites au 19e siècle saute aux yeux. La paroisse de Saint-François, la moins peuplée et la plus éloignée de Québec, hésite entre la vue sur le fleuve, avec son quai en eau profonde, sur la rive sud, et son profond ancrage à la terre dans sa partie vallonneuse, sur la rive nord. Du haut de la tour d’observation, vous découvrez l’estuaire du Saint-Laurent qui est dix fois plus large à la pointe est de l’île qu’à son extrémité ouest.

En poursuivant sur la rive nord, vous voyez défiler le magnifique amalgame de forêts et de champs de la côte de Beaupré, qui s’élèvent du fleuve, en contrebas, jusqu’au milieu des premières collines du Bouclier canadien. Les champs et les vergers de l’île sont ici bien visibles. L’agriculture a toujours été l’activité dominante dans les paroisses de Sainte-Famille et de Saint-Pierre. Tout comme à Saint-François, plusieurs maisons ancestrales vous font tourner la tête, entourées de bâtiments agricoles remontant au 19e siècle.

Méfiez-vous cependant du charme hypnotique de ces splendides paysages, car l’île d’Orléans a beaucoup plus à offrir.

Interprétation du patrimoine et de l’histoire

L’île d’Orléans possède un patrimoine bâti remontant à la Nouvelle-France, un cas rare au Québec. À Saint-Jean, le manoir Mauvide-Genest est le seul manoir seigneurial construit au Régime français qui a conservé ses caractéristiques d’origine, bien qu’il ait été restauré récemment. À Sainte-Famille, la maison Drouin construite en 1734 n’a presque pas changé, même si on l’a restaurée elle aussi depuis peu. Elle vous permet de faire l’expérience d’une maison d’habitant de cette époque. Deux églises de l’île remontent également au Régime français : celle de Sainte-Famille, ouverte au culte en 1747, et l’ancienne église de Saint-Pierre achevée en 1719. L’église de Saint-Jean date aussi des années 1730, bien qu’un agrandissement d’importance lui ait donné son aspect actuel en 1850. Ces bâtiments font partie de la vingtaine de  bâtiments de l’île classés par le ministère de la Culture et des Communications du Québec en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Le gouvernement du Québec a par ailleurs déclaré l’ensemble du territoire de l’île d’Orléans site patrimonial en 1970 afin de préserver son paysage culturel unique ainsi que ses caractéristiques évoquant ses valeurs historiques, architecturales et emblématiques.

Dans l’ancien presbytère de la paroisse Sainte-Famille, la Maison de nos Aïeux permet au public d’effectuer des recherches généalogiques, tout en proposant de l’interprétation sur le mode de vie ancestral. Le parc maritime de Saint-Laurent, situé sur le site du chantier naval Fillion qui fut en activité de 1908 à 1967, renseigne les visiteurs sur la construction navale en bois. Il abrite aussi une chalouperie classée immeuble patrimonial, soit un atelier de construction de chaloupes, une activité très importante à Saint-Laurent au 19e siècle. À Saint-Pierre, l’Espace Félix-Leclerc retrace la vie du célèbre chansonnier québécois Félix Leclerc, qui a vécu à l’île d’Orléans entre 1960 et 1988.

Agriculture et agrotourisme d’hier à aujourd’hui

Vers 1675, toutes les terres disponibles à l’île d’Orléans étaient concédées. Aux 18e et 19e siècles, l’abondante production agricole de l’île en fait le jardin et le grenier de Québec. La tradition se poursuit aujourd’hui tout en se renouvelant, car la diversification des pratiques agricoles, la transformation agroalimentaire, l’agrotourisme et la restauration insufflent un nouveau dynamisme à ce secteur depuis longtemps prospère. La réputation de qualité des produits frais et transformés de l’île faisant l’envie de plusieurs commerçants, les insulaires se sont dotés d’une certification, le logo Savoir-faire île d’Orléans, pour garantir l’origine de leurs produits. Les asperges, le cassis, le raisin et les bleuets se sont ajoutés aux productions déjà bien implantées de fraises, framboises, pommes, maïs sucré, pommes de terre et légumes variés. Plusieurs établissements proposent une large gamme de produits transformés comme cidres, vins et alcools de cassis, vinaigres, confitures et chocolats, crème glacée, pains et pâtisseries. Plus que jamais, les gourmands et les gourmets se donnent rendez-vous à l’île d’Orléans.

Plusieurs boutiques d’artisanat de qualité, un réseau d’ateliers d’artistes et une offre d’hébergement champêtre distinctif, dans des maisons ancestrales ou dans un environnement naturel exceptionnel, font de l’île d’Orléans un endroit de rêve où il fait bon s’attarder.

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