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Le Nonsuch, à l’origine de la Compagnie de la Baie d’Hudson

La réplique grandeur nature du Nonsuch est l’un des objets-vedettes du Musée du Manitoba, à Winnipeg. C’est à bord de ce petit voilier de 16 mètres de long que Médard Des Groseilliers et son équipage de marins anglais ont atteint la baie d’Hudson pour y faire la traite des fourrures en 1668. Cette expédition risquée, à travers les icebergs de l’océan Arctique, a permis la création de la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui jouera un rôle capital dans l’histoire du Canada. Les Français Des Groseilliers et son beau-frère Radisson étaient les instigateurs de ce projet commercial. La saisissante visite du Nonsuch révèle l’ampleur du défi qu’ils ont relevé.

 

Pour en savoir plus…

Il était un petit navire qui avait déjà navigué…

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Vue de la poupe de la réplique du Nonsuch

Visiter cette réplique grandeur nature du Nonsuch, construite en Angleterre en 1968 pour commémorer le 300e anniversaire de sa traversée – une réplique si fidèle, tant dans les techniques de construction utilisées que dans le respect des plans originaux, qu’elle a vogué à travers l’océan, comme autrefois – permet de saisir les dures conditions de vie des aventuriers qui ont navigué à son bord. Sur le pont, dans l’exiguë cabine du capitaine, dans la cale ou encore au pied des hauts mâts encombrés de cordages, on mesure avec un pincement au cœur l’ampleur du défi que relevaient les marins de l’époque, et plus encore ceux qui affrontaient les mers périlleuses et glacées de la baie d’Hudson, dont la portion nord était libre de glace seulement trois mois par année.

La traite de fourrures, raison d’être du Canada

La traite de fourrures est la motivation principale des Français qui fondent la Nouvelle-France. Elle en est le moteur économique pendant plusieurs décennies et pousse les Français à explorer le continent dans toutes les directions. À l’époque où le Nonsuch atteint la baie d’Hudson, à la fin des années 1660, les Amérindiens parlent vaguement à leurs alliés français d’une mer du Nord. Cet endroit énigmatique devient l’objet de convoitise entre les clans rivaux de commerçants de la Nouvelle-France qui rêvent d’acquérir dans cette région une grande quantité d’excellentes fourrures.

Radisson et Des Groseilliers sont deux habiles commerçants de fourrures. Lors d’un voyage au lac Supérieur, ils sont les premiers à obtenir des Amérindiens de la nation Cri des informations précises sur cette mer du Nord. Les Cris les invitent à venir y faire la traite. À partir de ce moment, les deux hommes auront pour seul objectif d’y fonder des postes de traite. Ils tentent en vain leur chance à partir de la Nouvelle-France. Puis à partir de l’Acadie. Puis de Boston, où ils rencontrent un émissaire anglais qui leur promet de présenter leur projet au roi d’Angleterre s’ils acceptent de le suivre. Ce qu’ils font.

L’expédition du Nonsuch

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La réplique du Nonsuch sur l’eau

À compter de 1665, de riches investisseurs anglais, aristocrates et hommes d’affaires, financent le projet risqué, mais réalisable de Radisson et Des Groseilliers. Car quatre navigateurs anglais ont déjà atteint cette mer intérieure, qu’ils appellent baie d’Hudson en mémoire de l’explorateur Henry Hudson qui l’explora en pionnier en 1610 à la recherche du passage du Nord-Ouest vers la Chine.

Après deux tentatives ratées, Des Groseilliers embarque à bord du Nonsuch en 1668, et Radisson, à bord du Eaglet. Les risques du voyage sont si élevés qu’ils se déplacent dans deux navires séparés pour augmenter leur chance d’atteindre leur objectif. Le Eaglet affronte justement une terrible tempête et échappe de justesse au naufrage. Il rentre en Angleterre. Pendant ce temps, le Nonsuch franchit le détroit d’Hudson et descend jusqu’à la baie James, où Des Groseilliers réalise une excellente traite à l’embouchure de la rivière Rupert. Le retour du Nonsuch chargé de fourrures à Londres, en octobre 1669, provoque la création de la Compagnie de la Baie d’Hudson, pour laquelle Radisson et Des Groseilliers seront des employés clés pendant plusieurs années. La Compagnie de la Baie d’Hudson jouera par la suite un rôle central dans la traite des fourrures, le développement du commerce et l’occupation du territoire au Canada.

Le Musée du Manitoba et les archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson

En plus de cette réplique du Nonsuch, le Musée du Manitoba propose des reconstitutions grandeur nature d’environnements naturels du Manitoba aux époques historiques et préhistoriques. Une galerie des sciences propose aussi des expositions interactives sur la science et la technologie et un planétarium multimédia permet d’explorer l’univers. Les archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson, incluant les récits de voyage de Radisson, ont également été déposées aux Archives provinciales du Manitoba, à Winnipeg, tant cette compagnie a été importante dans l’histoire du Canada.

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