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Le réseau des musées québécois, un modèle pour la francophonie

Le Québec est reconnu pour la qualité et la diversité de ses institutions muséales. La Société des musées du Québec regroupe plus de 400 institutions situées autant dans les grandes villes que dans les municipalités de toute dimension réparties sur l’ensemble du territoire. Ces musées, centres d’exposition, lieux d’interprétation et parcs mettent en valeur le patrimoine, l’histoire, l’archéologie, l’art, la science, les modes de vie et l’environnement des différentes régions du Québec. Le site Web de la Société des musées du Québec met à la disposition du public un outil performant pour trouver les institutions qui correspondent à ses intérêts. Ce mouvement de démocratisation des arts et des connaissances a pris son envol à la fin des années 1960 et s’est professionnalisé dans les années 1980 avec la création de programmes universitaires en muséologie et l’ouverture du Musée de la civilisation. En 2000, la mise en place de la politique muséale « Vivre autrement … la ligne du temps »,  par le ministère de la Culture et des Communications du Québec est une autre étape importante dans l’évolution de la muséologie québécoise. Les institutions muséales du Québec servent souvent de modèle, notamment dans le monde francophone, parce qu’elles sont vivantes, captivantes et diversifiées. Elles contribuent de façon marquante à l’animation et à l’enrichissement culturels du Québec.

 

Pour en savoir plus…

Un aperçu du secteur muséologique québécois

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Le Soleil de Dale Chihuly devant le Musée des Beaux-Arts de Montréal

Les quatre principaux musées du Québec que sont, à Montréal, le Musée d’art contemporain et le Musée des beaux-arts de Montréal, et à Québec, le Musée national des beaux-arts du Québec et le Musée de la civilisation, s’inscrivent dans les circuits des grandes expositions internationales. L’ouverture du Musée de la civilisation en 1988 insuffle un élan sans précédent au réseau muséal québécois. Le succès de ce musée qui rejoint de larges publics se traduit par la circulation de ses expositions thématiques à l’international et la reprise de son concept de « musée de société » par plusieurs musées en Europe, dont le Musée de civilisation de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille et le Musée d’histoire de l’Europe à Bruxelles. À Montréal, le Musée Pointe-à-Callières est l’un des grands musées d’archéologie au Canada et le Musée McCord a été un précurseur dans l’utilisation des outils numériques en muséologie. Tant à Québec qu’à Montréal, dans ces villes fondées au 17e siècle, il existe plusieurs musées et centres d’interprétation à caractère historique ou patrimonial et une diversité de lieux d’exposition et d’interprétation portant sur un large éventail de sujets.

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Le Zoo de Saint-Félicien

Dans les régions, le choix est tout aussi varié. Par exemple, à Trois-Rivières, le Centre d’histoire Boréalis porte sur l’industrie papetière régionale et le Musée québécois de culture populaire met en valeur les dimensions quotidiennes de la culture collective québécoise. Le Musée d’art de Joliette possède la plus importante collection d’œuvres d’art hors des grands centres urbains et il est reconnu pour la qualité de ses expositions. Au Lac-Saint-Jean, le Zoo de Saint-Félicien/Centre de conservation de la biodiversité boréale présente les animaux dans leurs habitats ainsi que le patrimoine historique régional. À Sept-Îles, l’exposition permanente évolutive du Musée régional de la Côte-Nord porte sur l’aventure humaine plusieurs fois millénaire de la région. À Rimouski, les guides-animateurs de la Maison Lamontagne datant de 1744 en révèlent les techniques de construction et font revivre le mode de vie de ses habitants. À Saint-Jean-Port-Joli, le Musée de la mémoire vivante collectionne les témoignages audio et vidéo des habitants de la région pour léguer aux générations futures des récits de vie et des souvenirs personnifiés d’événements et de savoir-faire. Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke mise sur la participation des visiteurs et l’interactivité pour étonner, instruire et captiver. Le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier, à Valcourt, suit les traces de Joseph‐Armand Bombardier et de ses successeurs pour démontrer que la créativité et l’innovation sont à la portée de tous. À Saint-Anicet, le Centre d’interprétation du site archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha met en valeur les traces du plus important village iroquoien jamais découvert au Québec. Ce ne sont là que quelques exemples. Il faut explorer le réseau des musées québécois pour en découvrir toute la richesse.

Un univers en transformation

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Laiterie Charlevoix, Economusée du Fromage

La mission des musées est de conserver et d’exposer l’héritage qu’une société désire léguer à ses descendants. Ils se doivent aussi de demeurer pertinents et attractifs pour jouer pleinement leur rôle d’acteur culturel et social. C’est pourquoi les institutions muséales québécoises – et canadiennes – s’efforcent de répondre au défi que posent les révolutions technologiques actuelles et l’évolution des attentes de leurs clientèles. Depuis le début des années 1980, le milieu muséal québécois n’a eu de cesse d’approfondir et d’améliorer ses pratiques en s’inspirant des tendances internationales, en collaborant davantage et en innovant constamment. Grâce à la recherche universitaire, aux congrès annuels de la Société des musées québécois et à ceux de l’Association des musées canadiens, à l’audace et à la créativité des équipes multidisciplinaires que dirigent les muséologues professionnels, ainsi qu’aux différents programmes d’aide financière offerts par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, les institutions muséales québécoises maintiennent leur pouvoir d’attraction et réaffirment leur pertinence.

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La façade du Musée national des beaux-arts du Québec

À l’instigation de la Société des musées québécois (SMQ), l’organisme central qui favorise ce dynamisme, la base de données virtuelle Info-Muse a été mise sur pied. Elle contient aujourd’hui plus d’un million d’entrées décrivant les collections de près de 150 musées. La SMQ offre également de l’expertise-conseil, dispense des formations, mène des études, développe des outils de gestion, favorise les collaborations et fait de la promotion. La majorité des musées et des centres d’interprétation ont maintenant développé des activités pour la clientèle scolaire et de l’animation ludique destinée aux jeunes. Ils ont investi le champ de l’interactivité et de la participation du public aux expositions. Ils ont bonifié les activités qui se déroulent en parallèle aux expositions, comme les conférences, les projections de films, les chasses au trésor, et autres. Ils ont intégré le patrimoine immatériel aux objets et aux lieux qu’ils mettent en valeur, c’est-à-dire toute la dimension humaine du ressenti, du savoir-faire et des valeurs. Grâce au programme de financement du Musée virtuel du Canada, ils ont créé un grand nombre d’expositions virtuelles. Ils utilisent également le potentiel des outils numériques pour créer des environnements immersifs ou révéler des dimensions inusitées des phénomènes et des objets qu’ils exposent. En un mot, le réseau des institutions muséales québécois est un milieu dynamique et créatif.

Quelques repères historiques

1750-1800 : les communautés religieuses conservent des œuvres d’art, des objets et des documents écrits qui témoignent de l’histoire de la Nouvelle-France.

1806 : le Séminaire de Québec inaugure un musée scientifique à Québec. Il s’agit du premier musée canadien.

1824 : les premiers musées privés font leur apparition à Montréal et à Québec.

1879 : le futur Musée des beaux-arts de Montréal inaugure ses premiers locaux ; il se nomme l’Art Gallery. Il s’agit du premier musée d’art au Canada.

1922 : le gouvernement du Québec met sur pied la Commission des sites et monuments historiques et promulgue la loi créant les musées de la province de Québec.

1933 : inauguration du Musée de la province de Québec, à Québec, devenu l’actuel Musée national des beaux-arts du Québec.

1958 : création de l’Association des musées de la province de Québec, future Société des musées du Québec.

Décennie 1960 : le Musée des beaux-arts de Montréal présente les premières grandes expositions d’envergure internationale qui connaissent un succès de foule au Québec. On assiste à l’ouverture de plusieurs musées régionaux.

1965 : inauguration du Musée d’art contemporain à Montréal.

1975 : le ministère des Affaires culturelles du Québec met sur pied le Service des musées privés.

Décennie 1980 : ouverture, agrandissement ou rénovation de plusieurs musées qui témoignent du développement rapide du réseau muséal québécois. Réorganisation et professionnalisation de la Société des musées du Québec.

1987-1988 : création des programmes de formation universitaire en muséologie à Montréal et à Québec.

1988 : ouverture du Musée de la civilisation, à Québec. Son concept novateur de « musée de société » va de pair avec plusieurs concepts d’exposition tout aussi novateurs, qui stimulent le milieu muséal.

1992 : création du réseau d’ÉCONOMUSÉE, autre concept novateur alliant exposition muséale, mise en valeur directe de savoir-faire artisanaux et vente d’objets fabriqués sur place. Inauguration du Musée Pointe-à-Callière, à Montréal.

1999-2000 : le Groupe-conseil sur le patrimoine culturel propose une refonte de la loi sur les biens culturels qui donnera lieu à la nouvelle loi sur le patrimoine en 2011. Cette réflexion conduit le ministère de la Culture et des Communications du Québec à reconnaître le patrimoine immatériel. En 2003, l’UNESCO adopte la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et le Conseil international des musées intègre ce concept dans sa nouvelle définition du musée en 2007.

2000 : mise en place de la Politique muséale « Vivre autrement…la ligne du temps » du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

2004 : l’Observatoire de la Culture et des Communications du Québec entreprend une vaste enquête afin de dresser un état des lieux du patrimoine et des institutions muséales au Québec. De 2006 à 2010, onze rapports dressent un bilan du réseau muséal.

2006 : le ministère de la Culture et des Communications crée le Fonds du patrimoine culturel québécois visant la mise en valeur et la conservation du patrimoine, en cinq volets. Le volet 4 soutient la réalisation et le renouvellement des expositions permanentes et itinérantes des institutions muséales.

2008 : pour souligner le 50e anniversaire de la Société des musées québécois, on publie une synthèse de l’évolution du réseau muséal.

2011 : la Société des musées québécois tient des états généraux sur l’avenir du réseau muséal et propose une série de recommandations destinées à accroître le financement des musées.

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