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Les francophones de la vallée de l’Okanagan : pionniers et contemporains

Dans la magnifique vallée de l’Okanagan, plusieurs des premiers habitants permanents d’origine européenne étaient francophones. Quelques traces de leur passage sont encore visibles, en particulier à Kelowna, où l’on peut visiter les bâtiments originaux de la mission fondée par le père Pandosy, un oblat de Marseille, qu’accompagnaient quelques Canadiens français. Ce sont les pionniers de l’agriculture dans la vallée. En plus de ce patrimoine remontant à 1860, le Centre culturel francophone de l’Okanagan, lui aussi situé à Kelowna, maintient la vitalité de la culture française dans la région en organisant divers événements rassembleurs qui attirent autant les francophiles que les francophones. En plus des services en français qu’offre ce Centre, des écoles françaises et des écoles d’immersion française contribuent à maintenir vivant le fait français dans la vallée. Quelques autres éléments de ce patrimoine sont mis en valeur à Vernon et à Lumby.

 

Pour en savoir plus…

La mémoire francophone à Kelowna

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Vue panoramique de Kelowna en 1909

Plusieurs rues de la ville de Kelowna portent le nom de pionniers francophones. Pandosy Street, une artère importante du centre-ville, rappelle bien sûr l’arrivée du père Pandosy en 1859. Lawrence Street et Lawrence Road, du nom de Théodore et Cyprienne Laurent, originaires de Trois-Rivières, au Québec, évoquent l’arrivée des premiers habitants blancs à s’installer en permanence dans l’Okanagan en 1859. Gillard Drive a été nommée en l’honneur d’Auguste Gillard, arrivé en 1860. Ce serait d’ailleurs d’après l’apparence physique et l’exploit de cet homme robuste, barbu et chevelu, qui tua un ours grizzli sur sa propriété du centre-ville actuel, que l’on baptisa la ville Kelowna, qui veut dire « grizzli » en langue des peuples autochtones salish de la région. Il existe aussi une Lequime Street, en souvenir de la famille Léquime arrivée à Kelowna en 1861. Éli Léquime, le père, a ouvert le premier bureau de poste et le premier hôtel-saloon de la ville. On trouve également les rues Leon (pour Léon Léquime), Bouvette, Gagnon, Gaston, de Montreuil, Saucier et bien d’autres, qui rappellent toutes le rôle de la quarantaine de familles francophones qui ont colonisé Kelowna et les environs.

Le site patrimonial de la Mission du père Pandosy

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Le monument du Père Pandosy

Le plus précieux patrimoine demeure le site de la Mission du père Pandosy à Kelowna. Désigné site patrimonial provincial en 1983, on y trouve plusieurs bâtiments historiques : trois d’entre eux remontent aux années 1860, dont la première chapelle construite en 1860 – la plus vieille construction de la vallée de l’Okanagan –, le cellier et la maison où demeuraient les pères Charles Pandosy, Pierre Richard et le frère Surel. On a aussi déménagé sur ce site l’une des granges de la mission bâtie en 1886, la maison de John McDougall construite dans les années 1860 et celle de Joseph Christien (Chrétien), producteur de fruits et éleveur de bétail qui l’a achetée de David McDougall en 1861. L’intérieur de ces bâtiments restaurés a été meublé comme à l’époque.

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Le ferry MV Pendozi. Photo prise en 1939, carte postale datant de 1950 environ

Le père Pandosy a introduit la vigne, les arbres fruitiers et le bétail en Okanagan. Il a aussi ouvert la première école de la vallée, au deuxième étage de la chapelle où les oblats enseignaient en français aux Autochtones et aux colons. Durant les 36 années suivant l’arrivée du père Pandosy, en 1859, la mission de l’Immaculée Conception fut le point central de la vie religieuse et de l’éducation en Okanagan. Au plus fort de ses activités, dans les années 1890, elle s’étendait sur plus de huit kilomètres carrés et comptait une population de 1700 personnes, principalement des Autochtones. Les frères laïcs s’occupaient des travaux agricoles dans les vergers, les vignobles et les jardins potagers. Le cheptel comptait 550 têtes de bétail et 35 chevaux. La mission a fermé ses portes en 1906.

Le Centre culturel francophone de l’Okanagan

Les francophones qui ont continué de s’établir en Okanagan se sont regroupés dans diverses associations au fil du temps. En 1978, ils créent le Centre culturel francophone de l’Okanagan, qui emménage en 1984 dans l’ancienne église, où il se trouve toujours. Le Centre y offre divers services : cours de français, camps d’été pour les enfants, bibliothèque, médiathèque, spectacles musicaux, représentations théâtrales, rencontres sociales et autres.

Il organise également des activités de plus grande envergure s’adressant à toute la population et aux visiteurs, dans le but de partager la culture française. Depuis 40 ans, le Festival de l’érable se tient chaque printemps ; durant trois jours, repas traditionnels, dégustation de produits d’érable, spectacles, musique, danse et exposition artistique se succèdent. Le spectacle bilingue et fête de famille de la Francofête se tient chaque année au parc Kerry, au cœur de la ville de Kelowna. La Nuit blanche est une fête nocturne d’arts multidisciplinaires : projections lumineuses et performances artistiques contemporaines. Des projections de films francophones, un salon du livre, un marché de Noël, des activités de géocache et divers spectacles en français sont aussi proposés tout au long de l’année.

Autres sites du patrimoine francophone en Okanagan

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Lumby

Le Girouard Cabin and Park est un petit parc de la ville de Vernon où l’on trouve la cabane de bois restaurée que Luc Girouard a construite en 1867. Ce Québécois d’origine a participé à la ruée vers l’or en Californie, puis il est devenu le premier résident permanent de Vernon. Il y planta le premier verger commercial, y développa le premier système d’irrigation et fut aussi le premier maître de poste.

À 25 kilomètres plus à l’est, dans le village de Lumby – autrefois White Valley du nom de George Leblanc, prospecteur et propriétaire terrien des années 1870 –, une trentaine de murales racontent l’histoire de la région colonisée par plusieurs francophones. On y voit notamment Pierre Bessette, sa femme Eunice Christien (Chrétien), venue de Kelowna, et leur fille Blandine, ainsi qu’Eva Léger et Alphonse Chabot, ce boxeur qui ne perdit que 4 des 117 combats auxquels il a participé au Canada et aux États-Unis.

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