Chargement
Accueil // Québec // Arts et culture // Les artistes, grands ambassadeurs du Québec
retour

Les artistes, grands ambassadeurs du Québec

Il est fréquent de présenter les artistes québécois comme les meilleurs ambassadeurs du Québec en se référant aux succès mondiaux de la chanteuse Céline Dion, du dramaturge Robert Lepage, de la chorégraphe Marie Chouinard, du cinéaste Denys Arcand, du peintre Jean-Paul Riopelle, du créateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, ou du chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin, notamment. Il est vrai qu’en proportion de sa population, le Québec produit un grand nombre d’artistes de talent. Si des pionniers brillent dès le 19e siècle et font aujourd’hui partie du patrimoine culturel québécois, comme le poète Émile Nelligan, c’est dans la seconde moitié du 20e siècle qu’une véritable éclosion se produit. Les artistes bénéficient alors d’écoles de formation, d’institutions culturelles ainsi que de programmes de soutien gouvernemental et ils ont accès à un marché qui leur permet de vivre de leur art. Le croisement d’influences européennes, principalement françaises, nord-américaines et multiculturelles accroît aussi la créativité des artistes québécois et l’originalité de leurs œuvres. Le Québec offre un ensemble de produits culturels et artistiques de grande qualité.

 

Pour en savoir plus…

Le patrimoine artistique québécois

Le patrimoine artistique du Québec est évoqué dans le nom de salles de spectacle : salle Louis-Fréchette (écrivain, 1839-1908), salle Wilfrid-Pelletier (musicien, 1896-1982) et salle Albert-Rousseau (peintre, 1908-1982). Il résonne dans le nom donné à des récompenses prestigieuses : les Félix (Félix Leclerc, chansonnier, 1914-1988) et les Olivier (Olivier Guimond, humoriste, 1914-1971). Il est également présent dans des institutions comme la Cinémathèque québécoise (collections de films) et Bibliothèque et Archives nationales du Québec (collections d’ouvrages imprimés et d’enregistrements sonores), dans les éditions critiques d’ouvrages anciens comme ceux de la Bibliothèque du Nouveau Monde ou dans un vaste ouvrage de synthèse comme le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec. Il est bien vivant et source d’inspiration de réinterprétations et d’adaptations cinématographiques, télévisuelles ou musicales, à partir d’œuvres de La Bolduc, de Germaine Guèvremont, de Claude-Henri Grignon ou de Gaston Miron. Les musées du Québec exposent des œuvres de peintres québécois des 19e et 20e siècles et collectionnent les œuvres des Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Clarence Gagnon ou Marc-Aurèle Fortin. Des moments marquants de l’histoire artistique du Québec, comme la parution du manifeste Refus global en 1948, sont fréquemment rappelés, analysés et commentés.

Ces classiques du patrimoine ne sauraient cependant faire ombrage au foisonnement artistique contemporain au Québec.

Une industrie musicale diversifiée

Si les chansons de Gilles Vigneault, de Jean-Pierre Ferland, de Beau Dommage, d’Harmonium, de Marjo, d’Offenbach, de Ginette Reno, de Robert Charlebois, de Diane Dufresne et des Colocs, entre autres, tournent encore à la radio et résonnent dans les oreilles d’un grand nombre de Québécois, elles se mélangent aujourd’hui au son des Trois Accords, des Cowboys fringants, d’Éric Lapointe et de Jean Leloup, ou des sœurs Boulay, de Pierre Lapointe, de Safia Nolin, de Marie-Mai, de Yann Perreau et de combien d’autres, car le monde de la chanson au Québec est particulièrement dynamique. Les concours de chant télévisés tels Star Académie ou La Voix atteignent des cotes d’écoute impressionnantes qui démontrent l’intérêt durable des Québécois pour la chanson. Le Gala de l’ADISQ et le Festival international de la chanson de Granby, notamment, permettent aussi aux jeunes artistes de se faire remarquer et de percer.

En musique classique, plusieurs pianistes réputés comme Louis Lortie et Alain Lefèvre, la violoniste Angèle Dubeau, l’orchestre de chambre les Violons du Roy et l’Orchestre symphonique de Montréal contribuent à la bonne réputation des musiciens et des interprètes du Québec sur la scène internationale ainsi qu’au rayonnement de la musique classique au Québec.

Les vedettes québécoises, dans un écran près de chez vous !

Au petit comme au grand écran, les Québécois brillent par leur ingéniosité et leur talent. Au cinéma, malgré des moyens financiers limités, le milieu québécois a réussi à créer des chefs-d’œuvre maintes fois primés aux Oscars et au Festival de Cannes, notamment ceux des réalisateurs Denys Arcand, Denis Villeneuve, Jean-Marc Vallée et Xavier Dolan. Au Québec, plusieurs films ont marqué les esprits, comme La guerre des tuques, C.R.A.Z.Y., les populaires Bon Cop, Bad Cop et De père en flic ainsi que les œuvres touchantes Incendies, Monsieur Lazhar et Mommy. La filière cinématographique n’est pourtant pas ancienne au Québec ; les premiers longs métrages de fiction remontent aux années 1960.

Le public québécois s’est captivé pour la télévision dès son entrée dans les foyers en 1952 : les téléromans Les belles histoires des Pays d’en haut, Le Survenant et plus tard Les filles de Caleb ainsi que l’émission pour enfants Bobino font partie des grands classiques québécois. Des émissions plus récentes, dont La Petite Vie, Les Bougon, Un gars, une fille et Virginie, et des émissions jeunesse comme Passe-Partout, Bibi et Geneviève et Dans une galaxie près de chez vous ont également connu un grand succès. Aujourd’hui, des séries comme Unité 9 et District 31 font concurrence aux séries américaines et affichent une cote d’écoute remarquable. D’ailleurs, les cotes d’écoute record d’environ trois millions de téléspectateurs de La Petite Vie et de certains Bye Bye, la revue de fin d’année de Radio-Canada, qui correspondent environ à la moitié de tous les Québécois en âge d’écouter la télévision, témoignent de l’attachement des téléspectateurs envers leurs créateurs. Plusieurs comédiens québécois se démarquent également et font carrière aux États-Unis et en France, comme Caroline Dhavernas, Karine Vanasse, Évelyne Brochu, Suzanne Clément, Marc-André Grondin et Sophie Nélisse.

La littérature québécoise

En littérature, plusieurs auteurs du 20e siècle, dont Yves Thériault, Hubert Aquin, Jacques Godbout, Réjean Ducharme, Gaston Miron, Claude Gauvreau, Marie-Claire Blais, Denise Boucher, font partie des classiques de la littérature québécoise. Ils sont enseignés non seulement au Québec et au Canada, mais dans les départements de littérature d’autres pays. Aujourd’hui, des dizaines de maisons d’édition publient chaque année des centaines de titres. Plusieurs auteurs sont très populaires, tels Dany Laferrière, un Montréalais d’origine haïtienne récemment reçu à l’Académie française, Marie Laberge, Michel Tremblay, la Vietnamienne d’origine Kim Thúy ainsi que Victor-Lévy Beaulieu. Tous les genres et tous les styles sont représentés : roman, poésie, théâtre, essai, science-fiction, fantastique, historique, polar, chick lit, jeunesse… Les nombreux salons du livre, à Montréal, à Québec, à Rimouski et à Trois-Rivières, accueillent chaque année des milliers d’auteurs et de lecteurs et font une promotion efficace de la lecture. Le milieu littéraire bénéficie également de plateformes culturelles de promotion comme l’émission de radio Plus on est de fous, plus on lit ! et la revue Les libraires.

Le théâtre québécois, des Belles-Sœurs à Incendies

Michel_Tremblay-300x200 -  - Les artistes, grands ambassadeurs du Québec
Michel Tremblay lors du Salon du livre de Montréal 2017

Le théâtre québécois contemporain s’est d’abord fait connaître par des pionniers comme Gratien Gélinas et Marcel Dubé. La pièce de Michel Tremblay Les Belles-Sœurs, montée pour la première fois à Montréal en 1968, marque cependant un tournant. Elle a eu un impact immédiat et connaît, depuis, un succès international durable. Les Belles-Sœurs tranchaient par l’utilisation du joual, le parler populaire des quartiers ouvriers de Montréal. Le théâtre québécois connaît ensuite une période de croissance et de diversification : émergence du théâtre féministe et du théâtre expérimental, avec Les fées ont soif de Denise Boucher, La Charge de l’orignal épormyable de Claude Gauvreau et Ha ha !… de Réjean Ducharme, notamment. Les artistes Robert Lepage (La Trilogie des dragons) et Michel Marc Bouchard (Les Feluettes) ont notamment pris la relève et assuré à la dramaturgie québécoise une reconnaissance durable. Aujourd’hui, plus d’une soixantaine de compagnies de théâtre professionnelles offrent une programmation variée, notamment à Montréal et à Québec. La Ligue nationale d’improvisation (LNI), créée à Montréal en 1977, a aussi fait plusieurs rejetons à travers le Canada. Le dramaturge d’origine libanaise Wajdi Mouawad, qui a connu un grand succès dans les années 2000 avec sa tétralogie Le sang des promesses, témoigne d’autre part de la diversité d’influences dont bénéficie le Québec francophone, non seulement en théâtre, mais dans plusieurs autres disciplines. Enfin, des maisons d’édition dédiées à la dramaturgie, comme Leméac et Dramaturges Éditeurs, favorisent la diffusion des œuvres dramatiques et contribuent à la vitalité de cette discipline.

Les arts visuels québécois, exposés à Montréal, à Québec, à Ottawa et dans le monde

c685a4_fb8c7e40a0cd48598e49a4f9fecfc2a6-300x206 -  - Les artistes, grands ambassadeurs du Québec
Jean-Paul Lemieux, Claude Le Sauteur et Francesco Lacurto à L’Isle-aux-Coudres

En arts visuels, plusieurs grands noms ont marqué l’histoire de l’art québécois : Jean Dallaire, Alfred Pellan, Jean-Paul Lemieux ainsi que les signataires du Refus global, dont Jean-Paul Riopelle, Paul-Émile Borduas, Fernand Leduc et Marcelle Ferron. Aujourd’hui, les peintres Marc Séguin et Corno se sont distingués sur la scène new-yorkaise. Grâce à un réseau de galeries d’art bien développé, plusieurs artistes visuels peuvent vivre de leur art. Les musées acquièrent aussi plusieurs œuvres actuelles, par exemple celles du trio BGL, qui se démarque en art contemporain par sa capacité à briller sur la scène internationale et à rejoindre un large public. Des associations comme le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec et le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul permettent aux artistes de progresser, de diffuser leurs œuvres et de propulser leur carrière. Soulignons en passant l’importance des grands studios de jeux vidéo de Montréal et de Québec, qui engagent des artistes en graphisme, en design et pratiquant d’autres formes d’art technocréatives.

Le Cirque du Soleil, une entreprise québécoise

7253170642_927c2fe895_o-300x200 -  - Les artistes, grands ambassadeurs du Québec
Le Cirque du Soleil

Le Québec est également reconnu pour son art circassien, entre autres grâce au succès international du Cirque du Soleil, qui a créé une forme originale de « nouveau cirque ». Par la suite, les cirques Éloize et les Sept doigts de la main, par exemple, ainsi que d’autres jeunes compagnies poursuivent dans une voie créative qui leur est propre et rencontrent un large public enthousiaste. Les écoles de cirque de Québec et de Montréal contribuent de façon importante à l’essor de cette discipline.

L’industrie de l’humour québécois

C’est au Québec que les francophones canadiens peuvent faire carrière en humour, étant donné le développement remarquable qu’a connu cette industrie au Québec depuis une trentaine d’années. L’École nationale de l’humour, créée à Montréal en 1988, a joué un grand rôle dans cette expansion. Les vedettes québécoises de l’humour sont parmi les artistes les plus populaires et de nouveaux humoristes percent régulièrement dans un marché encore très effervescent. Depuis les succès considérables du père du monologue au Québec, Yvon Deschamps, dans les années 1970 et 1980, la formule du stand-up que pratiquent les Daniel Lemire, Louis-José Houde, Lise Dion, Stéphane Rousseau, Rachid Badouri, Mariana Mazza et combien d’autres ravit les foules.

Les danseurs sous les projecteurs québécois et américains

La danse est aussi un milieu très dynamique au Québec, particulièrement à Montréal, avec des chorégraphes de réputation internationale comme Édouard Lock (La La La Human Steps) et Marie Chouinard, qui gère sa propre compagnie de danse et occupe pour un mandat de quatre ans le poste de directrice de la danse à la Biennale de Venise. Plusieurs danseurs et danseuses vedettes en danse classique et contemporaine, dont Louise Lecavalier, Kim Gingras et Nicolas Archambault, se sont fait remarquer. Les Grands Ballets Canadiens de Montréal et les Ballets Jazz de Montréal sont des troupes réputées solidement implantées, qui ont beaucoup fait progresser cet art au Québec.

Un milieu culturel foisonnant et lucratif

Les Québécois passionnés de culture et les visiteurs de passage au Québec n’ont que l’embarras du choix devant la diversité de festivals, d’événements, d’activités et d’œuvres artistiques en tous genres qui leur sont présentés. Les institutions garantes du patrimoine artistique, les producteurs, les diffuseurs, les écoles de formation, les regroupements d’artistes et les programmes de développement et de soutien des gouvernements fédéral, provincial et municipaux favorisent l’épanouissement des artistes et du milieu artistique québécois dans tous les domaines, même si la vie d’artiste demeure précaire par rapport à bien d’autres professions. Décrits comme les meilleurs ambassadeurs du Québec sur la scène nationale et internationale, les artistes alimentent, enrichissent et font évoluer la culture particulière du Québec et contribuent de façon importante à l’identité québécoise.

Galerie

Informations supplémentaires

Services en français en tout temps

Laisser un commentaire

Chez Le Corridor, nous nous soucions de la qualité de nos services apportés à nos utilisateurs Si vous souhaitez nous faire part de vos remarques et/ou suggestions concernant le Corridor ou un produit en particulier, il vous suffit de nous contacter en remplissant le formulaire ci-dessous.