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La Cité de l’Or, un trésor du patrimoine minier en Abitibi

Aujourd’hui fusionné à la ville de Val-d’Or, le site patrimonial du Village-Minier-de-Bourlamaque est classé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec depuis 1979 en raison, notamment, de son état de conservation exceptionnel et de son importance dans l’histoire de l’Abitibi. Le site encore habité comprend 68 maisons de pièce sur pièce construites en 1934-1935 pour loger les mineurs et quelques maisons plus luxueuses destinées aux dirigeants, ainsi que certains bâtiments industriels de la mine d’or Lamaque fermée en 1985, tels la salle du treuil, le laboratoire d’analyse et les chevalements qui assuraient l’extraction du minerai. Les expositions interactives de la Cité de l’Or portent sur la vie quotidienne des mineurs, le fonctionnement de la mine et son histoire. L’interprétation proposée permet aussi d’expérimenter ce que ressentent les mineurs lors du forage. Les plus curieux peuvent même descendre à 90 mètres sous terre pour découvrir la machinerie et les outils qu’utilisent les mineurs dans une véritable galerie.

 

Pour en savoir plus…

Un patrimoine éloquent en excellent état

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L’intérieur d’une mine à la Cité de l’Or

Le Village-Minier-de-Bourlamaque est un village de compagnie aménagé selon un plan rationnel d’occupation de l’espace. Les maisons y sont homogènes pour réduire les coûts de construction et offrir une habitation similaire aux quelque 150 employés qui participent à la relance de la mine en 1934-1935. Ces maisons ne sont cependant pas toutes identiques. Construites en billots d’épinette équarris (en pièce sur pièce) ou non (en rondins), d’un seul étage, elles sont plus ou moins grandes pour loger principalement des célibataires et quelques familles. Leur toit, toujours rouge, est « à diamants » ou « à quatre écarts », pointu, à deux versants, avec ou sans lucarne. Comme dans tout bon village de compagnie, les belles résidences des dirigeants sont situées à l’écart, au sommet d’une petite colline, et sont plus spacieuses.

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Un mineur travaillant l’hiver, 1938

La Lamaque Gold Mines Ltd., filiale d’une compagnie minière américaine, a construit cet ensemble résidentiel pour intensifier l’extraction de l’or de ce filon découvert et exploité à petite échelle depuis 1923. Elle est demeurée propriétaire du village au cas où un nouveau filon d’or se trouverait sous les maisons qu’elle louait aux travailleurs pour garder un contrôle total sur le site. Son programme d’entretien assure la préservation de ces maisons et l’intégralité du plan d’aménagement initial.

Les expositions Chez nous à Bourlamaque et De l’or plein les veines, un circuit d’interprétation du village minier avec audioguide, un rallye GPS et la possibilité de descendre dans une galerie réelle plongent les visiteurs dans toutes les dimensions de l’exploitation de cette mine d’or prolifique au milieu du 20e siècle. Ce concept a valu à la Cité de l’Or plusieurs prix régionaux et nationaux depuis son ouverture en 1995.

Appropriation et engagement de la communauté

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L’hôtel de ville de Val d’Or, 1938

Jusqu’en 1960, la Lamaque Gold Mines a joué un rôle crucial dans la préservation de cet important patrimoine bâti industriel, mais lorsque la compagnie a manifesté le désir de vendre une partie de son village minier, les citoyens de Bourlamaque ont pris la relève. Le conseil municipal a édicté des normes pour la réparation, l’altération et l’éventuel agrandissement de ces maisons en pièce sur pièce. En 1973, lors d’une nouvelle tentative de vente par la compagnie, la Chambre de commerce et la Société historique de Val-d’Or, dont faisait désormais partie Bourlamaque, ont uni leurs efforts pour préserver ces précieux vestiges matériels de l’époque fondatrice de l’Abitibi et la mémoire des personnes, des événements et des modes de vie qui y est rattachée, étant donné que presque toutes les traces de cette époque avaient déjà disparu. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a appuyé leurs efforts en classant le site en 1979. Puis les organismes de Val-d’Or et de l’Abitibi ont élaboré divers scénarios de mise en valeur jusqu’à la réalisation du plus important d’entre eux : l’ouverture de la Cité de l’Or en 1995.

La jeune histoire de l’Abitibi

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Le premier train arrivant à Val d’Or, janvier 1937

Les Amérindiens et quelques trappeurs et commerçants de fourrures d’origine européenne habitaient le territoire abitibien jusqu’à la construction du second chemin de fer transcontinental canadien, le National Transcontinental Railway (futur Canadien National), achevé en 1914. De nouveaux colons se sont alors établis près du chemin de fer, notamment dans les municipalités d’Amos et de La Sarre fondées en 1914 et 1917. Une deuxième vague de peuplement de l’Abitibi est survenue au début de la Crise économique des années 1930. Les gouvernements du Québec et du Canada ont alors mis en place des politiques de colonisation et des milliers de citadins, souvent chômeurs, ont profité des terres gratuites que leur offraient les gouvernements pour s’établir en Abitibi. Ils venaient y pratiquer l’agriculture ou travailler en forêt. Mais le potentiel agricole de cette région nordique était limité et les nouveaux colons qui devaient partir de zéro ont eu la vie dure. Dans ce contexte, la découverte et l’exploitation de mines d’or et de cuivre le long de la faille de Cadillac, au cœur de l’Abitibi, ont stimulé l’économie et entraîné la création de nouveaux pôles urbains à Rouyn-Noranda en 1926 et à Val-d’Or en 1934, qui sont toujours les principales villes en Abitibi. L’apparition du secteur minier a donc marqué un tournant dans le développement de l’Abitibi, dont l’économie dépend toujours du secteur minier et de l’industrie forestière.

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