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Fort St. James, au cœur du commerce des fourrures et de son héritage

Le fort St. James est un ancien poste de traite construit en 1806 par Simon Fraser et des employés francophones de la Compagnie du Nord-Ouest, sur les bords du lac Stuart. Il demeure en activité jusqu’en 1952 malgré le déclin du commerce des fourrures. Désigné lieu historique national du Canada en 1948, ce vaste site géré par Parcs Canada témoigne des liens culturels et commerciaux qui se sont développés entre les Autochtones et les Canadiens d’origine européenne. Aujourd’hui, au milieu du plus important groupe de bâtiments en bois au Canada, les visiteurs font l’expérience du mode de vie et des activités liées à la traite des fourrures en l’an 1896. Ils découvrent aussi un paysage culturel, des traditions orales et un patrimoine immatériel transmis par des personnages désignés d’importance historique nationale, comme le chef autochtone Kw’eh.

 

Pour en savoir plus…

Découvrir le patrimoine immatériel et matériel de Fort St. James

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Essorage d’une peau d’élan

Le site de Fort St. James reproduit l’état des lieux en 1896, quand le fort appartenait à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Construits en pièce sur pièce en 1888, l’entrepôt de fourrures et la cache à poisson abritent des piles de fourrures et des reproductions de marchandises de traite, ainsi que des centaines de saumons séchés et fumés suspendus aux chevrons. Dans le magasin du fort, les visiteurs peuvent simuler des échanges de fourrures et de marchandises ou tenter de tendre un piège à castor. Dans la maison des employés, construite en 1884, les guides-animateurs costumés présentent les techniques de fabrication de mocassins, un savoir-faire transmis de génération en génération, et font goûter les mets quotidiens servis aux habitants du fort. Les visiteurs peuvent manier des outils d’époque et participer à la construction d’un entrepôt. Ils peuvent même dormir dans la résidence de l’officier A. C. Murray et se réchauffer à son poêle à bois, comme autrefois. Diverses activités pour la famille, comme la visite d’une fermette et des courses de poulets, complètent l’offre.

Construction du fort, relations avec les Autochtones et traditions orales

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Levés du Canadien Pacifique. Partie du lac Stewart et du Fort St. James

À l’époque où Simon Fraser fonde le fort St. James pour la Compagnie du Nord-Ouest, en 1806, le commerce des fourrures est en plein développement en Nouvelle-Calédonie (la partie continentale de la Colombie-Britannique actuelle). La majorité des employés sont canadiens-français. Ils ont l’habitude des relations avec les Autochtones. Plusieurs s’unissent avec des femmes autochtones et parlent leurs langues. Ils construisent un poste de traite à cet endroit parce que trois sentiers autochtones convergent vers le village Nak’azdli de la nation Dakelhs, établi sur les rives de l’actuel lac Stuart. Le chef de cette nation, Kw’eh, négocie le type de rapports qui uniront son peuple aux nouveaux arrivants. Il continue d’être responsable des échanges commerciaux après 1821, lorsque la Compagnie de la Baie d’Hudson prend la relève, et devient le principal leader autochtone d’un vaste territoire. En 2016, une plaque commémorative de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada lui est dédiée.

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Église de Saint-James

Les descendants du chef Kw’eh habitent toujours la région. Dans les années 1990, la Nak’azdli Elders Society collabore avec Parcs Canada afin de recueillir et de transmettre les traditions orales de cette nation. En 2001, l’arrière-arrière petite-fille du chef Kw’eh, Lillian Sam, publie un recueil de récits portant principalement sur la vie du chef, intitulé Nak’azdli t’enne Yahulduk – Nak’azdli Elders Speak. Ces recherches permettent aussi de récupérer sa légendaire dague et plusieurs autres artéfacts de valeur. Ces traditions orales constituent un patrimoine immatériel important, elles transmettent des connaissances, des valeurs culturelles et sociales et une mémoire collective. Elles enrichissent l’interprétation du site et maintiennent les cultures autochtones vivantes.

La traite des fourrures et les missions

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La mission du lac Stuart

Dans la seconde moitié du 19e siècle, les missionnaires rejoignent ces communautés canadiennes-française et métisses francophones qui pratiquent la traite des fourrures afin de convertir les Autochtones. Les Oblats sont particulièrement actifs en Colombie-Britannique.

Né en France, le père oblat Adrien Gabriel Morice arrive à Fort St. James en 1885, à l’âge de 26 ans. Il maîtrise rapidement la langue athapascane, celle des Dakelhs, recueille leurs traditions orales, et crée un alphabet pour transcrire les sons de leur langue. Il publie un dictionnaire, une grammaire de la langue dakelh et un journal bimensuel dakelh de 1891 à 1894, le Dustl’us Nawhulnuk. Il est désigné personnage d’importance historique nationale en 1948.

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Le syllabaire du père Adrien Morice

La langue autochtone transcrite par le père Morice fut en usage jusqu’en 1920, quand on la bannit des écoles. Plusieurs éléments de l’écriture syllabique du père Morice disparaissent ensuite. Les visiteurs peuvent découvrir les lieux qu’a habités le père Morice au village de Fort St. James ainsi que l’église Our Lady of Good Hope qu’il a fait construire en 1873 et qui abritait son atelier et son imprimerie. Le cimetière comporte des pierres tombales avec les caractères du syllabaire.

La communauté francophone de Prince George

Dans cette région, la principale communauté francophone réside à Prince George, situé à 150 km au sud de Fort St. James. Le Cercle des Canadiens français de Prince George organise chaque année plusieurs activités pour les quelque 1300 francophones qui habitent la ville et pour les visiteurs.

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