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Halifax, la capitale qui veut accroître la visibilité de sa francophonie

En 1749, la fondation d’Halifax et la construction de son imposante citadelle marquent le véritable début de la colonisation britannique de la Nouvelle-Écosse. Entre le début de la Déportation, en 1755, et le traité de paix de 1763, des centaines d’Acadiens sont retenus prisonniers à Halifax. Une fois libérés, quelques-uns s’établissent à Chezzetcook, à 35 km d’Halifax. Puis, au cours du 20e siècle, beaucoup d’Acadiens quittent les régions rurales où ils avaient pu obtenir des terres après la Déportation pour trouver de l’emploi dans la capitale néo-écossaise. La base navale et les installations militaires amènent aussi de nombreux francophones d’autres régions du Canada. Aujourd’hui, on compte 10 500 personnes de langue maternelle française dans la grande région d’Halifax. Elles forment une communauté nombreuse mais dispersée qui bénéficie d’une gamme de ressources scolaires et culturelles en français, comme les spectacles au Carrefour du Grand-Havre à Dartmouth, les excursions organisées par le Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse et le Francofest, qui offre une semaine d’événements culturels et sociaux coïncidant avec le Salon du livre.

 

Pour en savoir plus…

La mise en place graduelle d’infrastructures francophones

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Le quartier Hydrostone

Pendant longtemps, les succursales de la Société mutuelle l’Assomption constituaient le seul encadrement social de langue française offert aux Acadiens demeurant à Halifax. Dans les années 1950, la première école française ouverte de l’autre côté du havre, à Dartmouth, était réservée aux familles militaires, et ce, jusqu’en 1978. Avant la fondation de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) en 1968, les Acadiens n’avaient aucun porte-parole provincial. À partir de son bureau central à Halifax, la FANE deviendra le principal catalyseur du développement socioculturel acadien à l’échelle de la province et contribuera énormément à la visibilité des francophones de la capitale. L’une des premières réalisations de la FANE a été de faciliter la communication entre les différentes régions acadiennes, en transformant Le Courrier en journal hebdomadaire provincial. Aujourd’hui, la FANE regroupe 28 organismes régionaux et provinciaux qui englobent les domaines aussi variés que la culture, la santé et l’alphabétisation.

Quelques années après la construction du centre communautaire du Carrefour du Grand-Havre, de l’école Bois-Joli et de l’école du Carrefour, à Dartmouth, la FANE a déménagé de ce côté du havre pour se rapprocher de ce noyau d’activités francophones. En plus de la FANE, la Maison acadienne héberge la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse, le Conseil jeunesse provincial et le Regroupement des aînés.

Au cours des décennies, la multiplication des classes d’immersion française témoigne de l’ouverture au fait français à Halifax. L’organisation Canadian Parents for French joue un rôle important dans le soutien des activités en français. D’après le recensement de 2016, il y a 49 575 personnes bilingues dans la grande région d’Halifax, dont bon nombre travaillent pour le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et dans les hôpitaux.

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L’école secondaire du Sommet

Suivant la création du Conseil scolaire acadien provincial en 1996, on assiste à la construction d’autres écoles francophones pour répondre aux besoins d’une population toujours grandissante en raison de l’urbanisation et de l’immigration. Ces nouvelles écoles créent d’autres pôles autour desquels gravitent les activités socioculturelles en français. Le Salon du livre annuel, par exemple, a lieu tantôt à l’école du Carrefour à Dartmouth, tantôt à l’école du Sommet à Bedford. Le Conseil communautaire du Grand-Havre produit Le Franco, un journal mensuel destiné aux francophones et aux francophiles disponible en ligne et en format papier. Il couvre les événements culturels et sportifs de la communauté francophone et attire souvent l’attention sur un entrepreneur ou un habitant de langue française d’Halifax.

En 2004, l’Université Sainte-Anne et le Collège de l’Acadie ouvrent un campus au centre-ville d’Halifax où les francophones peuvent terminer un programme collégial ou obtenir un diplôme universitaire. Depuis quelques années, le campus accueille de plus en plus d’étudiants qui sont de nouveaux arrivants au Canada.

L’Alliance Française a aussi pignon sur rue dans le très beau quartier Hydrostone, bâti après l’explosion de 1917 qui a décimé la partie nord de la ville. Les bureaux sont très accessibles et le personnel a l’habitude de guider les touristes francophones qui arrivent à Halifax.

Ville portuaire et secteur touristique

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Musée canadien de l’immigration du Quai 21

Située en hauteur, la Citadelle d’Halifax surplombe la ville et donne une magnifique vue du havre. Non loin se trouvent quelques cafés et restaurants gérés par des francophones, tels Ratinaud French Cuisine, Bistro Le Coq, LF Bakery, Le French Fix Pâtisserie et Rousseau Chocolatier. En bordure du havre, le long de la promenade de trois kilomètres aménagée pour l’agrément des résidents et des touristes, on trouve aussi le monument de l’Odyssée acadienne situé en face de l’île Georges, où des familles acadiennes ont été emprisonnées avant d’être déportées, et des musées d’envergure offrant des expositions bilingues : le Musée maritime de l’Atlantique et le Musée canadien de l’immigration du Quai 21. Pour apprécier pleinement la vocation maritime d’Halifax, il faut prendre le traversier pour Dartmouth où se trouvent le centre communautaire et plusieurs organismes francophones, ainsi que d’autres restaurants gérés par des francophones. Capitale politique et économique de la Nouvelle-Écosse, Halifax est une belle ville en plein essor qui compte la plus grande concentration de francophones de cette province.

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